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Psycho Fox

Jeu doudou éternel #1

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Type de jeu

Genèse de mon addiction à la nostalgie, sur fond de parkour en perpétuel excès de vitesse, où la métamorphose côtoie l'ingestion de divers produits plus ou moins hallucinogènes et anabolisants.

Date de sortie Sur NOS MACHINES

1989 à peu près partout où l'on trouvait une Master System, sauf au Brésil qui l'a eu en 1995 seulement, et au Japon ne l'a pas eu du tout ! Le Brésil s'est bien rattrapé depuis.

Développeur

Vic Tokai Corporation. Une société qui a toujours mangé à plein de râteliers, dont celui de la création de jeux vidéo. Elle existe toujours aujourd'hui !

éDITEUR

SEGA, tout simplement. Ah booon ? Ou plutôt SEGA Enterprises Ltd. comme la firme s'appelait jusqu'en 2000, et chapeauté par un certain "The Rich Man" dans les crédits du jeu.

Psycho Fox : disponible sur les... euh, non rien, nulle part en fait (rien d'officiel en tout cas). Dans les oubliettes d'un asile, peut-être.

Il s'avère que pour tout et n'importe quoi, tous les sujets et les projets, il a bien fallu commencer quelque part. Pour ce qui a mené au Big Bang ou à l'acceptation des chaussettes dans les tongs, je ne saurais pas expliquer. Mais concernant le début de ma petite et futile existence, il y a eu Psycho Fox. Je veux dire, aussi loin que je me souvienne, disons vers mes quatre ans, quatre ans et demi. Et uniquement ce qui se cantonne au domaine vidéoludique. En fait non, même pas ; j'ai connu une bonne poignée d'autres jeux vidéo avant lui. Mais ! Quand je pense à celui qui m'a fait chavirer vers le côté obsessionnel de la passion, quand je cherche à savoir ce qui a fait de moi le nostalgique compulsif pathologiquement extatique que je suis aujourd'hui, un seul jeu revient sans cesse : Psycho Fox. Alors forcément, je dis toujours que je l'ai tenu entre mes mains avant tous les autres, que ce fut le premier à  s'animer dans la télévision. Factuellement incorrect, mais émotionnellement exact, parce que qui aurait envie de m'écouter raconter qu'en vrai, euh, avant même mes quatre piges, bah j'ai un peu tapoté le clavier sur Fruity Frank, galéré comme pas possible à faire rebondir une balle dans Pop-Corn, et cassé mes dents sur Rocky ou the Ninja quelques semaines avant Psycho Fox sur la Master System de papa ? Allez, je l'ai dit quand même, voilà. Mais oui, j'ai l'impression que la console tournait déjà dans l'appartement avant que j’aie l’âge d’appuyer sur les boutons d’une manette. C'est ce que j'ai toujours cru en tout cas ; que mon père l'avait achetée à sa sortie en 1987 ou peu après, mais peut-être que l’Histoire a eu un déroulé différent. Impossible de savoir, il ne se souvient pas non plus, le darron, alors je peux toujours m’accrocher pour recoller les pans de mémoire manquants. Impossible non plus de savoir pourquoi il a acquis la cartouche de Psycho Fox.

Présentations mouvementées

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Pour que je m'éclate avec lui sur la machine de SEGA, ou pour qu'il puisse se prendre une heure tranquille pour se faire des mots fléchés ? J'aimais les animaux, alors ça coulait de source de me présenter à ces bestioles… complètement tarées ! Bon eh, au final, pas plus tarées que dans les dessins animés genre Ça Cartoon, ou Isidore le citadin ! Cela dit, les soucis de santé mentale des protagonistes de Psycho Fox sautent quand même aux yeux dès l'image de la boîte. Ce qui n'a posé de problème, ni à mon père, ni à moi. On a fini accros en cinq minutes tous les deux tout pareil ! Ce jeu nous a divertis comme aucun autre  divertissement n'aurait pu le faire. Enfin, divertis… Psycho Fox a réalisé bien plus que ça, vu que comme je l’évoquais un peu plus tôt, il a défini le média jeu vidéo comme générateur de mes plus grosses kiffances de la vie pour l'éternité. Plus ou moins, moyennant une naissance d'enfant et deux ou trois autres trucs, à la rigueur. Et je sais que ça ne s'appelle pas Isidore le citadin ! Jamais je n'appellerai ce dessin animé les Entrechats, d'accord ? Toute mon enfance s’écroulerait.

​Découverte de taré

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Ne connaissant que vaguement le terme jeu vidéo à l'époque, j'en savais encore moins sur les plateformers. Psycho Fox m'a familiarisé avec les deux notions, puisque comme chacun sait désormais, j'ai démarré l'aventure avec lui. Si on met Hang On, Bomber Raid et les autres de côté, évidemment. Mais je veux dire par là que si certains ont plongé en compagnie de Super Mario Bros ou Alex Kidd, bah j'ai eu droit à Psycho Fox. Et zéro regret de rien du tout, vu que j'ai adoré plus que de raison. Comme j'ai envie de dire beaucoup de bien de ce jeu, je passe rapidement sur son défaut le plus souvent reproché, comme ça on n'en parle plus. La maniabilité, oui euh… en effet, il faut bien admettre qu'elle déraille un peu. À l'époque, j'avais appris à m'en accommoder, comme tous les gosses s’accommodaient des défauts de leurs jeux vidéo. Surtout que je ne voyais pas ça comme des soucis, mais juste comme la seule prise en main que je connaissais.

Mais si je découvrais aujourd'hui, j'aurais beaucoup de mal avec cette espèce d'inertie exagérée, cette lenteur au démarrage suivie d'une méga accélération, et ces sauts affligeants à faible vitesse. Surtout avec l'hippopotame rose ! J'ai réessayé sur émulateur bien plus tard, avec le clavier de l'ordi en guise de manette, et bah je n'ai pas trouvé ça agréable du tout ! Bouh ! Mais pourquoi je parle d'hippopotame, alors qu'il y a écrit Psycho Fox sur la cartouche, en fait ? Bah les transformations ! Ouais, j'ai fini de dire du mal de mon doudou virtuel pref. Maintenant on l'encense et on le câline. Or donc, notre fieffé goupil peut tout simplement changer de forme, moyennant l'utilisation d'un item spécifique ramassé au gré de ses vagabondages. Le singe saute plus haut, l'hippo se traîne comme pas possible mais peut casser des blocs de pierre, et le guépard court super vite. Le tigre, oui.

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai
Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Mais je l'appelais le guépard, et je ne changerais ça pour rien au monde. Il court vite, alors c'est un guépard ! Eh ! Oh ! J'avais un livre sur les animaux qui les classait par vitesse, et bah le guépard, il était premier, hein ! Appeler le tigre un tigre et pas un guépard, ça me ferait mal à l'enfance comme les Entrechats et Isidore le citadin. Ces métamorphoses ne servent pas à rendre l'aventure plus confortable, comme le champignon ou la fleur de Super Mario. Un bonus sous forme de petit oiseau qui s'accroche dans notre dos remplit déjà ce rôle. Les transformations, on les active quand on souhaite, selon nos désirs et besoins. Elles permettent de carrément modifier la manière dont on appréhende un stage et son level design parfois tentaculaire. Par exemple en atteignant une zone trop haute pour le renard, mais que le singe peut rejoindre via des sauts plus majestueux.

On peut tout à fait terminer Psycho Fox sans jamais changer d'espèce, quoique pas sûr pour l’hippo qui galère vraiment à décoller ses grosses pattes du sol. Mais on aurait tort de s'en priver, tellement ça rend l'expérience encore plus grisante, et les animaux encore plus cinglés. Et les ennemis, alors ? Bah pas beaucoup mieux niveau santé mentale. Entre ceux qui avancent sans relâche jusqu'à tomber dans le vide, ou ceux qui nous surgissent dessus de derrière un mur en croyant qu'on ne les a pas vus, il y aurait du travail pour les remettre d'aplomb, les pauvres. Les petits machins jaunes et boursouflés me faisaient bien rigoler, tandis que je nourrissais une certaine peur pour les champignons sauteurs, les crânes rebondisseurs et les statues animées. Mais j'adorais encore plus les éclater ! Surtout que de ce point de vue là, on nous laisse le choix entre quatre actions.

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai
Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Sauter deux fois dessus pour les enfoncer dans le sol, leur mettre des droites aussi nonchalantes que dévastatrices, leur courir à travers après avoir bu une potion d'invincibilité, et leur envoyer notre petit oiseau de compagnie à la tronche. Ah non, cinq actions, vu qu'un item spécifique permet de virer tous les monstres de l'écran. Bizarrement, je ne m'en servais presque jamais. Bon, et puis on peut aussi attendre qu'ils se jettent tous seuls dans un trou, ces abrutis. Une fois qu'on a capté le comportement de chacun, il devient assez simple de s'en débarrasser. Les boss, à part nous faire rigoler par leur taille démesurée et leur tronche impayable, ils ne proposent pas beaucoup mieux. Rien que pour eux, on nous met de bien beaux objets à disposition : une sorte de petit canon pour l'un, un spray anti-moustique géant pour l'autre. Je trouvais d'ailleurs le design de ce dernier très satisfaisant.

Non, le vrai challenge vient d'ailleurs, notamment quand il s'agit de maîtriser la jouabilité, et les nombreux obstacles se dressant sur notre chemin. D'ailleurs, on parle beaucoup du rythme frénétique imposé par les jeux Sonic, sauf que deux ans avant sa naissance, un petit renard un peu zinzin traçait méga plus vite (surtout en forme de guépard), prenait un élan de barge sur de grandes perches élastiques, rebondissait sur des tambours volants, faisait des ricochets sur l’eau avec ses fesses, et fissurait le ciel pour découvrir des passages secrets. Il dérapait déjà avec un bruit de pneu pour faire demi-tour tant il traçait de fou, et pouvait même marcher un peu dans le vide pour tenter de rejoindre une plateforme de laquelle il avait débordé sans faire exprès. Comme quoi, le hérisson bleu n’a pas inventé la roue, juste le spin and dash et les vertical loops, OK.

Ambiance de guedin

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai
Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Et en guise de petite pause bienvenue entre deux sessions de parkour totalement débridé, les stages spéciaux offrent un petit moment pour respirer, à condition que l'on ait ramassé au moins une petite bourse dans le niveau que l'on vient de finir. Bourse permettant d'envoyer un personnage braver un labyrinthe qui nous emmène où bon lui semble ; soit vers une récompense, soit vers un gouffre menant au vide absolu. Je crois que ce titre devait jouer le rôle de concurrent direct à Mario, vu qu’Alex Kidd avait déjà plus ou moins lâché l’affaire. Je ne pense pas apprendre grand-chose à qui que ce soit en affirmant que Psycho Fox n'a pas réussi, et Sonic s’en est finalement chargé. Mais il y avait un sacré potentiel du côté de ces animaux sous amphètes. Je me demande bien qui a pris la décision de les laisser tomber dans l’oubli, les pauvres. Ça n'a pas dû arranger leur cas.

Même dans la "suite" Decap Attack, qui se place dans le même univers, on n'en aperçoit pas le moindre petit bout de moustache. Snife. Malgré le fait que toutes les bestioles semblent complètement timbrées là-dedans, le ton général reste guilleret et bon enfant. La plupart du temps. Du moins je m'en persuadais malgré l'émergence de pics de frayeurs dans quelques zones particulièrement denses en monstres, ou truffée d'autres dangers mortels. J'avais beau amasser les vies par dizaines dans Psycho Fox, la perspective de me faire bouffer par un crâne de renard aux orbites brillant d'une lueur rouge démoniaque me terrifiait. Mais rien ne pouvait éclipser la beauté des paysages traversés tout au long du périple. La beauté de la Master System, il faut fournir quelques efforts pour qu'elle se dévoile à nos yeux, mais elle existe pour de vrai. Les arbres blancs des premiers niveaux, les briques rouges du monde souterrain...

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai
Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Le désert avec ses palmiers, ses petites pyramides de béton et son boss Garfield géant, les temples d'architecture japonaise féodale qui cohabitent avec des canalisations cracheuses de rochers, le monde de glace et ses cubes glissants… J'adorais surtout les textures de sol du deuxième monde, Skull Land. Ça me faisait penser à du fromage grillé, ou des biscuits apéro du style des Tuc soufflés. Le monde des nuages se débrouille bien aussi, avec ses tubes souffleurs (et pas des Tuc soufflés huhuhahahihu) qui projettent notre fantasque avatar. De tout ce bazar se dégageait une atmosphère aussi improbable que magique, qui enchantait mes pupilles à chaque fois que j'insérais la cartouche dans la console. Postulat qui conviendrait à plein d'autres jeux en vrai, mais que j'ai envie d'associer à Psycho Fox, et personne d'autre. Tiens, je considère Psycho Fox comme un individu à part entière, maintenant. Allez, une névrose de plus à ajouter au reste.

Une folie de Bande-son

Je commence à radoter, mais je n'y peux rien si je raconte la vérité, hein ! L’O.S.T. de Psycho Fox représente la première bande-son que j'ai entendue en boucle, la première qui m'a obsédé, et celle qui a fait qu'aujourd'hui, la nostalgie se manifeste le plus intensément chez moi via la musique des jeux vidéo. Quand j'ai décidé de partir en quête archéologique afin de rassembler tous les morceaux vidéoludiques de mon enfance dans une playlist ultime, ce sont les compos de Psycho Fox que j'ai voulu retrouver en premier. Eh, j'irai même jusqu'à dire que l'idée de créer cette playlist vient de l'amour que je porte à ces œuvres. Je trouve cette soundtrack tantôt joyeuse, tantôt mélancolique ou inquiétante, mais toujours un peu effrontée et en petit surrégime, dans les bons sens des termes. Le seul truc que je lui reproche, c'est de souvent réutiliser un seul titre pour deux mondes différents, alors qu'on aurait pu avoir droit à encore plus de kiffance ! Je préconise les non initiés à se lancer dedans à petite dose, mais pour les autres, pas besoin de se réfréner. En se replaçant dans le contexte de 1989-1990-1991 et même plus tard encore, rien ne me faisait plus croire à ma propre invincibilité ! Les gosses peuvent endurer de ces trucs, n’empêche ! Je chantais pendant les parties, puis entre deux sessions de jeu, puis avant les parties suivantes… sans interruption, comme quoi ça montait bien au cerveau, finalement. Je me demande si ça grignotait sur la patience de mon père, car je ne me rappelle pas de lui me suppliant d'arrêter, comme il a pu le faire pour Slider sur Game Gear ou pour Lemmings sur son ordi. Je devais sans doute sautiller partout et chanter à tue-tête, mais avec discrétion. Il faudrait que j’aille m’infliger d’autres créations de Fumito Tamayama, tiens, histoire de voir si on a autant l’impression de vivre sous acide que dans Psycho Fox. Ou alors je vais réécouter ces bangers de fou malade que je connais si bien. Ouais, je vais faire ça. Celui qui nous entraîne dans Skull Land ou Ice Zone. Je le trouvais, et le trouve toujours, parfaitement équilibré en termes de neurasthénie positive, et de transmission de pêche. Et on y entend l'un des petits bruits caractéristiques de la Master System que j'aime tant : le “krt krt krt” qui fait office de percussion, mélange de scratch de chaussure qu'on retire et d'œuf qu'on écrase. Tiens c'est marrant, Psycho Fox regorge d'œufs à ouvrir et de tambours sur lesquels sauter. Les personnages doivent bien porter des pompes avec du velcro dessus, non ?

Psycho Fox (Master System) - Skull Land (Music 2)
00:00 / 02:24

​nostalgie éternelle de ouf

Ce jeu cristallise toute l’époque des week-ends passés chez mon père à Rouen, une fois toutes les deux semaines environ ; de son arrivée à la sortie de l’école le vendredi après-midi, jusqu’à mon retour au domicile principal le dimanche soir. Un monde très différent de chez maman au Havre, fait de dizaines de voitures miniatures à la place des G.I. Joe ou des Cosmix, de balades en forêt avec Gribouille la chienne au lieu de rester bien cloisonné dans ma chambre refuge, d’un papa super sympa au contraire d’un beau-père pervers narcissique et d’une mère froide comme la glace de Pluton… et bien sûr les crêpes surgelées pendant qu’on regardait Thalassa à la télé. Des crêpes si délicieuses à l'époque, tellement immondes aujourd'hui, mais toujours mieux que les affreuses quiches lorraines mangées en silence dans la cuisine de maman. Ce générique de Thalassa, quoi… avec ces dessins qui changeaient de forme au son d'une mélopée refilant un cafard bizarrement très agréable. J'adorais, même si je n'y captais rien. Voir la bonne bouille de Georges Pernoud me suffisait. RIP mon frérot. Bon, je devais aller dormir après le premier reportage, pas simple quand des litres de dopamine parcouraient encore mon organisme à cause de Psycho Fox. Au final, la difficulté ne posait pas trop de problèmes, et le challenge ultime consistait à battre le boss final avec le plus de vies possible, et sans utiliser les warps cachés en divers endroits du ciel uniformément bleu, notamment celui qui pouvait nous envoyer direct au dernier monde. Mais nos sessions de jeu ont grandement participé à créer une complicité qui m'a fait le plus grand bien. Et BAM ! En plein dans le cliché du père et du fils qui tissent des liens en allant à la pêche, mais en remplaçant la canne par une manette de Master System. Beaucoup plus stylé, et plus sympa pour la vraie faune qui vit pour de vrai sur la planète. Psycho Fox représentait une sorte de liberté, la promesse d’une bouffée d'air frais de quarante-huit heures, quasi nécessaire pour affronter l'atmosphère moribonde du quotidien chez maman et beau-papa.

Psycho Fox, Master System, Vic Tokai

Cela dit, cette idéalisation a peut-être rendu Psycho Fox responsable de ma propension à entretenir la nostalgie de mon enfance… disons de manière quelque peu exagérée, pour employer un euphémisme relativement soft. En vrai, bien d'autres jeux ont participé à me faire basculer, y compris chez ma mère, mais s'il ne fallait en garder qu'un, ça tomberait sur lui, tant pis. Il faut dire qu'il m’a obsédé pendant longtemps, même selon les standards de l'époque. Combien exactement ? Je ne sais pas trop, mais plusieurs années, sans aucun doute. Jusqu'à l'arrivée de la PlayStation chez le padre en 1997 ? Possible. Sacré exploit réalisé sur un gosse qui ne se nourrissait que de liégeois au café achetés à l'hypermarché Continent du coin. Ouais, même l'enseigne Continent me refile de la nostalgie, je donnerais cher pour y retourner, le retrouver tel qu'il était au tout début des nineties, rien que pour quelques heures. J'ai des problèmes, ou pas ? Mais non ça vaaaa ! À moins que si ?

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